Aide de jeu : Les blessures et les traumas

 

Critical Miss, le magazine pour les rôlistes dysfonctionnels, présente (1999)

Rendez les blessures plus réalistes

Un robot nettoyeur urbain agressif prend notre héros, Buck StarBlaster, pour un tas d’ordures, et lui enfonce une pique dans la poitrine en essayant de le nettoyer. Buck est jeté à terre et décide de rester au sol sans bouger. Alors qu’il gît sur place, il s’aperçoit qu’il exhale une bave sanguinolente sur les plaques du sol près de son visage. Respirer lui occasionne une douleur vive dans le dos. Après que le robot nettoyeur se soit éloigné, il essaye de se relever mais tombe à nouveau en souffrant, et réalise que son bras droit ne peut plus le soutenir – le pieu a fracassé son scapula (omoplate) droit.

Il arrive finalement à se mettre sur pieds, mais il se sent chancelant. Sa respiration est rapide et courte, et il commence à avoir des sueurs froides. Buck est le genre de gars qui repasse ses sous-vêtements, alors ça le met en rogne quand il baisse la tête et voit son uniforme impeccable et amidonné couvert de sang. Il sent monter une panique irrationnelle et déchire sa chemise pour dévoiler la blessure perforante. Buck n’a aucune compétence médicale, mais décide que ce serait une bonne idée de refermer la plaie avec la mousse de colmatage qu’emporte tout astronaute expérimenté. Il titube dans l’allée. Il a l’impression qu’il ne reçoit pas d’air et sa poitrine est comme enflée. Il arrive au bout de l’allée et tombe à genoux; ses jambes ne veulent plus le porter et de toute façon, elles deviennent engourdies. Il ne peut toujours pas respirer et sa vue s’obscurcit. Il essuie sa bouche avec son bras, et sa manche est couverte de sang. Il ne voit pas assez bien pour trouver un taxi et tombe au sol, prostré et haletant. Après quelques minutes, il s’évanouit.

Heureusement pour Buck, le vagabondage est illégal et un véhicule de police en patrouille s’arrête pour le ramasser.

 

Plus évocateur que “12 points de dégâts” hein ?

Cet article à pour but de familiariser les Maîtres de Jeu avec les résultats des blessures traumatiques, de leur permettre de rajouter du réalisme et de la tension à leurs JdR les plus sombres.

Il ne doit en aucun cas être utilisé comme conseil médical

En préambule

Beaucoup des blessures listées dans cet article induiront un état de choc hypovolémique. L'état de choc est causé par une chute de la pression artérielle. C'est un syndrome clinique qui traduit une insuffisance circulatoire aiguë. La baisse du débit cardiaque, brutale et importante, entraîne une anoxie (chute du taux d'oxygène dans le sang) et une souffrance de tous les organes.

Le choc peut être dû à la perte d'efficacité brutale du cœur (choc cardiogénique) ou à la diminution brutale du volume de sang veineux (choc hypovolémique) soit par insuffisance de volume circulant (hémorragie ou déshydratation massive par diarrhées et/ou vomissements), soit par insuffisance relative en raison de la dilatation du système vasculaire (choc septique).

Choc léger à modéré (perte de 10% à 25% du volume sanguin)

Le blessé est pâle, sa respiration est rapide, son rythme cardiaque s'accélère. Il a soif, ses extrémités sont froides et ses sens commenceront à faiblir. Même le plus solide des aventuriers commence à sentir monter une peur panique liée à la difficulté de respirer.

Choc sévère (perte de 30 à 50% du volume sanguin)

Le défaut d'apport d'oxygène aux organes vitaux provoquent une souffrance de tous les organes, qui vont orienter leur métabolisme (fonctionnement) vers l'anaérobie (fonctionnement sans apport d'air) afin de compenser ce défaut d'oxygène. Mais l'accumulation de déchets comme l'acide lactique va provoquer des défaillances physiologiques successives, commençant souvent avec le cœur puis le cerveau.

En gros, vous arrêtez de respirer, votre cœur s'arrête, tout le reste fait défaut et vous mourrez. Cela peut prendre de quelques heures à quelques jours après la blessure initiale.

Choc mortel (perte de plus de 50% du volume sanguin) La pression sanguine est trop faible et la pompe cardiaque s'est désamorcée, elle n'a pas assez de volume pour être efficace. La mort survient en quelques minutes.

Blessures à la tête

Cuir chevelu

Les blessures au cuir chevelu saignent abondamment, mais la perte de sang reste insuffisante pour provoquer une hémorragie grave.

Crâne

Les fractures du crâne ont des effets différents suivant leur emplacement, mais, d’une manière générale, provoquent des troubles de la conscience (confusion, désorientation, coma) et des séquelles variables. Une augmentation de la pression dans le cerveau, causée soit par un gonflement du cerveau, soit par une hémorragie cérébrale peut provoquer des dommages sévères. Les séquelles sont extrêmement variables : cela peut être des séquelles motrices (impossibilité de bouger un ou plusieurs membres, troubles de la marche, de la parole, etc.) ou intellectuelles (perte de mémoire, trouble du langage, etc.)

Le patient peut avoir un mal de tête localisé à la blessure. Il se sentira en général somnolent, et sombrera plus tard dans le coma. Le patient perdra ses réflexes les uns après les autres. Il peut perdre graduellement l’usage de l’un de ses bras ou jambes, ou devenir hémiplégique (paralysie complète d’un côte du corps). Cela se produira graduellement à mesure que la pression augmente, commençant avec un bredouillement et de la maladresse. La respiration peut devenir irrégulière et une partie ou tout le corps peut se mettre à trembler (épilepsie).

Ces dégradations peuvent se dérouler sur des heures ou jours et l’état peut empirer drastiquement en quelques minutes.

Mâchoire

Une mâchoire brisée entraîne une incapacité de fermer la mâchoire correctement (les dents ne s’alignent pas correctement), des douleur lors des mouvements de la mâchoire, des difficultés à parler.

Les fractures de la mâchoire peuvent aussi entraîner l’obstruction des voies respiratoires provoquant une asphyxie.

Visage

Toutes sortes d’os peuvent être brisés dans le visage: le méplat, les sinus, les pommettes, les orbites et, bien sûr, le nez. Il y a un large éventail de symptômes possibles, mais les lésions sévères du visage entraînent généralement un gonflement progressif amenant des difficultés à respirer, l’inhalation de sang, et finalement (environ 1 heure) obstruant souvent complétement les voies aériennes en entraînant l’étouffement. Il peut également y avoir un engourdissement ou une paralysie d’une partie du visage. Les lésions au visage peuvent aussi entraîner une hémorragie sévère et un état de choc.

Blessures au cou

Comme vous pouvez l’imaginer, il y a beaucoup de choses importantes qui passent par le cou, dont la colonne vertébrale, le larynx et la trachée, le nerf phrénique [NdT : nerf innervant le diaphragme, causant, entre autre, le hoquet], le plexus brachial [NdT : ensemble de nerfs innervant les bras], l'arète carotide interne et externe, la veine jugulaire externe et interne, les nerf cervicaux, l’œsophage, le pharynx, etc. Bien sûr, plusieurs de ces éléments peuvent être lésés simultanément. Voici une liste des symptômes possibles pour les blessures à chacun de ces points. Ils ne sont pas tous forcément présents en même temps.

Artère carotide: hémorragie massive avec inconscience quasi-immédiate et installation d'un choc hypovolémique aiguë.

Nerf phrénique: Difficulté respiratoire, le nerf phrénique commandant les mouvements du diaphragme, muscle indispensable à la respiration.

Veine jugulaire: hémorragie limitée car c'est une veine et non une artère.

Larynx et trachée (on respire par la trachée): crachat de sang, blessure aspirante au cou (voir blessures du thorax), difficultés à respirer, inspiration bruyante et sifflante (stridor).

Moelle épinière: paralysie, paralysie partielle (sans surprise !).

Nerfs cervicaux: impossibilité de hausser l’épaule ou de tourner le menton vers l’épaule opposée, paralysie de la langue, difficultés à déglutir.

Oesophage et pharynx (se connectent à votre estomac): difficultés à déglutir, perte de sang par la bouche, blessure aspirante au cou.

Plexus Brachial: engourdissement et/ou paralysie partielle d’un bras.

Des dommages aux muscles du cou provoqueront des difficultés à maintenir la tête levée.

Fractures de la clavicule ou du scapulaire (os de l’épaule)

Jusqu’à éclissage, douleur en essayant de bouger, incapacité d’utiliser correctement le bras, douleur en essayant d’utiliser le bras.

Lésions thoraciques

Les blessures au thorax peuvent entraîner des dommages à la cage thoracique, aux poumons, la trachée, les deux bronches principales, l’œsophage, le cœur, le diaphragme, les vaisseaux médiastinaux et la colonne vertébrale. N’importe quelle association de lésions peut se produire.

Plaie thoracique aspirantes

On inspire en bougeant un muscle appelé diaphragme, créant un vide dans la poitrine, qui fait descendre l’air dans les poumons par la bouche. Toutefois, s’il y a un trou dans la cage thoracique, l’air peut entrer par ce trou au lieu de la bouche, empêchant ainsi l’air d’arriver dans les poumons.

Le patient se sentira essoufflé, l’air sera aspiré par le trou dans la poitrine de façon visible. Le manque d’oxygène entraînera généralement une perte de conscience quelques minutes pouvant conduire au décès du blessé par asphyxie.

Pneumothorax sous pression

Une perforation dans la paroi thoracique peut agir comme un clapet anti-retour, laissant l’air entrer mais pas sortir. Il peut arriver que le poumon soit perforé, mais pas la paroi thoracique (par une côte cassée par exemple). De même, si une blessure ayant perforé à la fois la paroi thoracique et le poumon est soignée avec une compresse serrée, l’air s’échappera du poumon, mais pas de la cage thoracique.

Dans ces cas, la pression de l’air accumulé dans la cage thoracique provoque une hyperinflation de la poitrine, empêchant le patient de respirer. Ce dernier aura une respiration rapide et courte. Le patient perd conscience à cause du manque d’oxygène en quelques minutes et mourra d'asphyxie s'il est laissé sans soins.

Hémothorax sous pression

Problème similaire au pneumothorax, mais dans ce cas le syndrome provient de l’accumulation de sang dans la cage thoracique. Le patient souffrira de choc hypovolémique en plus de l’asphyxie. Ce syndrome est souvent associé avec un pneumothorax sous pression (hémopneumothorax).

Fracture des côtes

Le principal symptôme de la fracture des côtes est la difficuté respiratoire induite par la douleur de la fracture, ce qui rend tout effort respiratoire difficile. L’intensité de la douleur dépend du nombre de côtes cassées. Par exemple un sternum cassé est particulièrement douloureux. Ceci mis à part, les côtes seront certainement maintenues en place par les muscles environnants et ne nécessitent pas plus d’attention. Toutefois des fractures de côtes peuvent se compliquer par un volet thoracique, un hémothorax, les côtes peuvent également endommager les poumons par leur mouvement.

Diaphragme

Une blessure perforante sous le mamelon est susceptible de percer le diaphragme, le muscle qui sert aux mouvements respiratoires. Il en résulte une détresse respiratoire aiguë qui peut être accompagné d'un hémothorax, d'une hémorragie pouvant aller jusqu'au choc hypovolémique.

Volet thoracique (mouvement paradoxal de la paroi thoracique)

Encore une autre façon d’étouffer: des côtes ou le sternum sont cassés de telle manière que respirer fait passer l’air d’une partie des poumons vers une autre, plutôt que de le faire sortir. Cela entraînera une perte de conscience par asphyxie et mourra s'il est laissé sans soins.

Parenchyme pulmonaire (dommages aux poumons)

Des lacérations des poumons peuvent provoquer un pneumothorax, comme ci-dessus, ainsi que des saignements dans les poumons. Des contusions provoqueront un gonflement des tissus interstitiels et des saignements dans les voies aériennes secondaires. Dans un cas comme dans l’autre, le patient aura du mal à respirer et toussera ou exhalera certainement du sang. Si les blessures sont graves, le manque d’oxygène peut entraîner l’inconscience et la mort.

Coeur

Une blessure perforante au coeur va entraîner une perte massive de sang, une défaillance cardiaque aiguë associée à un choc hypovolémique massive et la mort à très brève échéance. Des blessures de type contondante peuvent entraîner des saignements dans le péricarde (tamponnade). [NdT : le liquide entre les deux feuillets du péricarde empêche le cœur de se remplir de sang pendant la diastole]. Quand celui-ci se rempli de sang, le coeur se contractera moins efficacement ce qui fera baisser la pression artérielle, provoquant un état de choc. A noter qu'une tamponnade peut être provoquée par une infection, via un épanchement de liquide - et non de sang - dans le péricarde.

Aorte et vaisseaux majeurs

Avec les moyens médicaux modernes, 85% des patients souffrant de ruptures aortiques multiples décèdent sur place, 20% de ceux qui survivent à cela décèdent dans les 6 heures, et 72% du reste meurent dans la semaine. Ceci est donc une bonne manière de saigner à mort en quelques minutes. Les symptômes les plus courants pour une blessure perforante sont un pneumothorax massif et une chute de pression artérielle conduisant au choc hypovolémique.

Pour les blessures contondantes, le risque est le pneumothorax associé en général à des fractures des côtes.

Blessures Abdominales et Pelviennes

Le principal danger immédiat d’une blessure abdominale ou pelvienne est le risque de toucher une artère de gros calibre ou un organe richement irrigué : par exemple la rate, le pancréas, le foie, les reins. Ces blessures vont provoquer une hémooragie importante conduisant à un choc hypovolémique. Enfin, ces blessures abdominales entraînent une douleur importante associée à des nausées et des vomissements réflexes.

Intestins

Des lésions des intestins provoqueront quasi-systématiquement une péritonite. La péritonite est une inflammation du tissu bordant la cavité abdominale, le péritoine. Commençant environ un jour après la blessure, elle entraîne une douleur atroce, une contracture abdominales majeure, de la fièvre, des vomissements, une sensation de soif. Laissée sans soins (chirurgie et/ou antibiothérapie), une péritonite provoquera la mort du blessé en quelques jours par choc septique.

[NdT SEPSIS :  Le sepsis est une réaction systémique du système inflammatoire lié la présence d'un foyer infectieux (bactérie, virus, parasite) dans les tissus (poumon, coeur, muscle, peau, etc.). Le sepsis peut se compliquer en choc spetique, entraînant comme pour le choc hypovolémique un dysfonctionnement d’un ou de plusieurs organes.]

Rate et foie

Douleur abdominale dans le quadrant supérieur gauche (rate) ou droit (foie), hémorragie importante entraînant un choc hypovolémique rapide.

Une rupture de la rate peut également se produire jusqu’à 2 semaines après la blessure initiale, après dissolution du caillot initial, ou par rupture de la capsule splénique sous la pression d’une hémorragie faible au départ.

Vessie et reins

Douleurs abdominales, lombaires ou latérales, incapacité d’uriner ou sang dans les urines. Des blessures aux reins peuvent entraîner une hémorragie massive par atteinte d'une artère rénale. A long terme, des dégâts aux reins peuvent entraîner une insuffisance rénale qui évoluera plus ou moins rapidement vers le décès du patient en absence de technique de dialyse moderne ou de transplantation. Il ne faut toutefois pas oublier que l'on vit très bien avec un seul rein fonctionnel.

Muscles abdominaux

Des dégâts importants des muscles abdominaux pourront provoquer une éventration, c'est-à-dire la sortie à l'extérieur des organes contenus dans le ventre. Extrèmement douloureux, associé à un risque majeur d'infection et un risque d'hémorragie important.

Vaisseaux sanguins

Des blessures au niveau de vaisseaux sanguins de gros calibre de l’abdomen (aorte abdominale) provoquent des hémorragies importantes conduisant rapidement vers un choc hypovolémique.

Fracture du pelvis

Mise à part l’impossibilité de se tenir debout, les fractures du bassin sont souvent associées à des hémorragies internes par rupture des artères irrigant les membres inférieurs (artères fémorales).

Extrémités

La nature des dommages aux extrémités (bras et jambes) est assez intuitive. En général, une blessure mineure rendra le membre douloureux ou son usage très difficile ; tandis qu’une blessure majeure en rendra l’usage impossible. Des vaisseaux sanguins de gros calibre (artère radiale pour l'avant bras, humérale pour le bras, fémorale pour la jambe, tibiale ou dorsale pour le pied), peuvent être endommagés, entraînant une forte hémorragie. Les articulations peuvent être disloquées, les os cassés, les muscles et tendons coupés. Notez que les dégâts à la ceinture scapulaire [NdT : composée de l’omoplate, de la clavicule et du sternum] rendront quasiment impossible l’usage des bras

Choc septique

Le choc septique est une défaillance circulatoire aigüe responsable de désordres hémodynamiques, métaboliques et viscéraux en rapport un défaut d'oxygénation des tissus, secondaire à une infection grave. Il se caractérise par de la fièvre, un état de choc conduisant au décès du patient s'il est laissé sans soins. C'est un problème qui peut survenir dans les jours ou les semaines suivant une blessure mal nettoyée, surtout en cas d'indisponibilité de traitement antibiotique.

Inconscience

Pour résumer - ce qui vous rend inconscient c’est soit un dommage direct au cerveau, ou l’impossibilité de l’alimenter avec suffisamment en oxygène ou en sang. Si tout apport sanguin est suspendu, vous perdez connaissance en quelques secondes.

Des hémorragies massives peuvent entraîner une perte de pression sanguine assez importante pour que l’inconscience survienne après quelques secondes. Si l’apport en oxygène diminue, l’inconscience survient en quelques minutes, en fonction du degré d'asphyxie. Un empoisonnement (cyanure, monoxde de carbone par exemple) peut aussi provoquer une perte de conscience.

En guise de conclusion

Le moyen le plus simple d’utiliser ce guide est certainement d’utiliser le système de dégâts de votre jeu de rôles préféré, et, si vous voulez une description graphique, de rechercher une blessure de gravité identique à la partie du corps concernée.

Notez qu’il y a des vaisseaux sanguins majeurs à peu près partout, alors si vous voulez rajouter la perte de sang, allez-y.

Le truc pour faire paraître les blessures particulièrement vilaines est de ne pas lire à vos joueurs toute la liste des symptômes d’un coup. N’en donnez que quelques-uns à la fois, qu’ils aient une chance d’assimiler. Rappelez-vous de rajouter l’effet du sepsis, des muscles déchirés et des os brisés.

Si leurs personnages doivent continuer tout de même en souffrant d'un sepsis, assurez vous qu’ils le ressentent - faiblesse, fièvre, frissons, vomissement réflexe, mains qui tremblent, perte de connaissance occasionnelle.

« Et ils moururent tous de façon horrible. Fin »

Si vous avez des joueurs à peu près sains d’esprit, un avantage d’utiliser un tel système est qu’ils essayeront beaucoup plus de ne pas se faire blesser, ce qui veut dire moins de violence gratuite. D’un autre côté, certains joueurs s’adonneront à encore plus de violence gratuite car ils retirent une espèce de frisson pervers à l’évocation de blessures atrocement douloureuses, et de descriptions anatomiques explicites qui vous retournent l’estomac.

Nous espérons que l’ajout de descriptions sanguinolentes enrichira vos parties, que vous fassiez à fond du roleplay pour explorer les implications culturelles de perturbations sociales mineures, ou que vous soyez un pervers tordu assoiffé de sang. Dans les deux cas, le mal vient des descriptions !

[NDLR Cet article a été relu par Bartabak, l'auteur du JdR qui parodie les Super-Héros: Marcel Super-Blaireau. Merci à lui!]


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