Pas besoin d’être Shakespeare… pour bien jouer une histoire d'amour dans vos parties

Les histoires d’amour [entre personnages] arrivent pendant les parties de jeu de rôle – à condition qu’on les laisse fleurir. Nous avons tous assisté à des romances insipides lors des campagnes de JdR sur table ou durant des parties de Grandeur Nature. Mais les histoires d’amour ne doivent pas constituer une intrigue éloignée de votre scénario. Lorsqu’elles sont bien conçues, elles peuvent bâtir et détruire des royaumes, déclencher une guerre, ou entraîner un flot de conséquences passionnées et imprévues.

Respectez leur espace vital

Lorsqu’une étincelle commence à lier votre personnage et un autre, il y a toute une vie d’habitudes qui pousse à tendre le bras et toucher quelqu’un. Vous devez apprendre à placer un filtre entre cette habitude et la manière de la mettre en scène. Même entre bons amis, gardez en tête l’espace vital de l’autre. Certains joueurs n’auront aucun problème si vous passez votre bras autour de leur taille, prenez leur main ou touchez leur joue [en GN (NdT)]. D’autres se sentiront sous pression ou bouleversés, et vous regarderont comme si vous aviez complètement pété les plombs.

Quand une histoire d’amour sérieuse commence à devenir importante, prenez le temps avant ou après la partie pour discuter de l’intégrité de votre bulle personnelle. Le faire “hors du jeu” limite l’obligation de prendre des décisions à la volée quant au bien-être d’autrui, et annule le sentiment d’urgence qu’une situation “en jeu” implique.

Petit rappel : vous ne devez pas forcément toucher quelqu’un physiquement pour faire avancer une belle histoire d’amour.

Ne monopolisez pas leur temps

S’il peut être tentant de souvent s’éclipser avec votre complice pour jouer des scènes privées, n’oubliez jamais que vos personnages ont leurs propres impératifs de temps. La plupart des joueurs ont d’autres intrigues en cours que leur relation avec vous ; essayer de prendre le contrôle du tribunal d’une ville par la force, ou la recherche d’un savoir interdit, exige beaucoup de temps. Les parties ne durent que quelques heures. Ne forcez jamais un autre joueur à passer une session entière de jeu dans un coin en votre compagnie, à moins qu’il ne dise explicitement qu’il veut passer toute la nuit avec vous à échanger des regards énamourés.

Écoutez vos instincts de conteur

Il arrive que votre personnage flashe sur un autre, et que vous remarquiez l’étincelle. Ne cédez pas à l’envie d’attiser cette étincelle à toutes les séances de jeu. Comme dans la vraie vie, les histoires d’amour se développent naturellement. Il m’est arrivé de forcer un peu certaines intrigues amoureuses par le passé, et je l’ai toujours regretté plus tard, car l’histoire d’amour perd de sa saveur quand on cherche à trop la contrôler. Mes histoires d’amour préférées sont celles qui se sont développées à leur propre rythme, et qui m’ont souvent surprise. Votre romance se développera si vous lui laissez du champ. Vous vous rappelez avoir détesté un film parce que le scénario amenait avec ses gros sabots une romance entre les personnages principaux ? Ne soyez pas ce genre de scénariste…

Willow et Tara

Racontez une histoire dont vous pouvez être fier

Les romances sont des moteurs d’histoire. Orphée et Eurydice wiki, Antoine et Cléopâtre wiki, Léonore et Florestan wiki (pour ne nommer que quelques couples hétérosexuels notables), Apollo et Midnighter [super-héros du comics Authority wiki], Willow et Tara wiki [dans Buffy], Ash et Kaisa, Mel et Avery, Richard et Alec wiki en (pour ne nommer que quelques couples gays et lesbiens dans des œuvres de fiction) : les romances entre les personnages jouent un rôle majeur dans toutes ces histoires. Les intrigues auraient été complètement différentes sans ces romances imbriquées dans la trame.

Il n’y a aucune honte à évoquer des histoires d’amour dans un jeu de rôle ou un roman. L’amour et les relations entre les êtres humains sont un moteur pour les plus vieilles et plus fortes histoires qui existent. Donc rendez-leur justice, et vous aurez une histoire qui résonnera tant pour ceux qui y participent que pour ceux qui y assistent.

Article original : You Don’t Have to be Shakespeare

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