Le Cercle plat

True Detective sur le blog de Sage LaTorra

NdT : Le Cercle Plat fait référence à une des répliques les plus célèbres de la série True Detective, où un personnage, dans un esprit apparemment nietzschéen, compare le temps à « un cercle plat ».

Les images ci-dessous ont été rajoutées par nos soins

Ça devait être un post Google+ au sujet de True Detective wiki, Le Roi en jaune, Lovecraft, les jeux de rôle inspirés du Mythe de Cthulhu wiki et Black Stars Rise en [un jeu de rôle de Sage LaTorra mettant en scène des personnes ordinaires plongées au milieu d’événements fantastiques/horrifiques, motorisé par Apocalypse World grog (NdT)], mais il a rapidement approché une masse critique. Et donc, nous en sommes là, à parler d’une des séries télé les plus mémorables et les plus discutées de ces dernières années.

J’ai d’abord entendu parler de True Detective à cause de Black Stars Rise (BSR). J’avais probablement reçu une demi-douzaine de messages du type « tu ne l’as pas encore vue ? », de la part de gens qui connaissaient BSR. J’ai pris mon temps, mais j’ai finalement rattrapé mon retard, et je crois que la série que nous avons finalement vue n’est pas celle à laquelle certains s’attendaient.

Au bout du compte, ce pourrait être une série sur le Mythe. Ou une série policière. Ou simplement une série dramatique. Quoi que ce fut, c’était très travaillé, prenant, mais pas sans défauts. Le milieu de la série traînait en longueur, malgré quelques grands moments. La série dans son intégralité comprenait peut-être autant de répliques prononcées par des femmes que les deux personnages principaux en échangeaient au cours de leurs trajets en voitures. La moitié du temps, personne n’est vraiment certain de ce que dit Rust lartdelatable.

La raison pour laquelle, probablement, vous lisez tout ça (et pour laquelle vous ou moi avons entendu parler de True Detective pour commencer) est son lien récurrent avec Le Roi en jaune, un recueil de nouvelleswiki [de Robert Chambers, publié en 1895 (NdT)] qui a été intégré au Mythe de Cthulhu. En fonction de vos attentes, ce pourrait être un des plus gros défauts de la série : après huit épisodes d’une grande qualité, le monde est décidément ordinaire. Peut-être que Rust a des hallucinations, ou peut-être qu’il voit la réalité, mais en fin de compte, cela n’a pas d’importance pour l’intrigue. À la fin (ces derniers mots sont le signal vous avertissant de cesser de lire si vous voulez éviter les spoilers), le tueur n’est qu’un être humain comme les autres.

Note du traducteur : Dans tout cet article, Sage LaTorra fait le lien entre la série True Detective et le Mythe de Cthulhu. Une telle approche est intéressante mais contestable, dans la mesure où True Detective (dans sa saison 1) semble puiser dans des influences littéraires fantastiques diverses, où Lovecraft n’occupe qu’une place assez discrète. Le recueil de Chambers, comme le rappelle l’auteur, n’a été intégré qu’a posteriori au Mythe : se focaliser sur ses liens avec Cthulhu et consorts tient peut-être d’une illusion rétrospective. Surtout, d’autres œuvres semblent tenir une place beaucoup plus grande dans l’univers mental de Pizzolatto. Ainsi, il est bien établi que Rust Cohle doit une partie de ses discours nihilistes aux écrits de Thomas Ligotti. Le scénariste-producteur délégué Nic Pizzolatto a également souvent parlé de son admiration pour l’écrivain d’horreur Laird Barronwiki en, et une possible influence de celui-ci sur la série a été évoquée. Certes, tous ces auteurs, tous à leur manière bien particulière, entretiennent des rapports étroits avec le genre de l’horreur cosmique.

Si, pour l’essentiel, vous espériez une série télé cthulhienne, c’était sans doute une déception. Je ressentais la même chose à certains moments : je voulais en finir avec toutes ces conneries façon New York, police judiciaire wiki et en apprendre plus sur ce culte du Roi Jaune. Parfois, les allusions à Chambers semblaient un simple piège à geek, une manière de rouler les gens pour les amener à regarder une simple série policière (certes bien faite).

Pourtant, rétrospectivement, je pense que c’était peut-être un des meilleurs éléments de la série, et, je l’espère, sa contribution la plus durable au canon du Mythe. C’est un point de vue moderne sur le Mythe de Cthulhu, où [la cité de] Carcosa wiki n’est pas littéralement un endroit, et le Roi en Jaune n’est pas une entité concrète, mais où l’un et l’autre demeurent des forces cosmiques malfaisantes. Les dialogues de la série nous conduisent deux fois à Carcosa – une fois dans le laboratoire de LeDoux, et une autre vers la fin – mais nous n’allons jamais jusqu’aux Hyades, ni ne voyageons dans le temps. Carcosa existe clairement dans le monde de la série, mais ce n’est pas un endroit fixe (ni une sorte d’endroit fantastique, au-delà des dimensions, qui serait partout à la fois), plutôt une sorte de consécration. De la même manière que vous pourriez être « à l’église » partout où des gens animés des mêmes intentions ont décidé qu’une église existe, nous sommes à Carcosa dans tous les endroits où certains abusent de leur pouvoir.

C’est la même chose pour le Roi Jaune. Bien que certaines lectures (comme celle de cette excellente série sur Boing Boing en) aient voulu l’identifier à Childress (et le fort abandonné à Carcosa), je pense que nous voyons quelques fois le Roi Jaune comme un aspect de différents personnages. À la lumière du traitement des personnages féminins dans la série, il est tentant de voir comme significatif le choix qu’on fait les scénaristes d’employer le Roi Jaune, une figure explicitement masculine. Une personne particulière au sein de ce culte peut être appelée « le Roi Jaune », mais il semble également clair que ce Roi est une sorte de figure religieuse, l’incarnation de quelque chose.

Lors du dernier épisode, Rust (ou peut-être Marty – j’y reviens dans un moment) se voit désigné comme un « petit prêtre » par Childress alors qu’il rôde au milieu de Carcosa pour le traquer. Ou, du moins, je pense que c’était « petit prêtre » en me basant sur une horrible transcription des dialogues que j’ai dénichée. La première fois que je l’ai entendu, j’ai cru que c’était « petit prince ». Quoi qu’il en soit, l’une ou l’autre lecture dépeint l’un de nos personnages ou bien les deux comme liés d’une certaine manière au Roi.

Une lecture possible serait que l’un ou l’autre personnage était secrètement lié au culte, comme cela a été suggéré à plusieurs reprises au cours de la série, mais la structure de la fiction elle-même ne renforce pas vraiment cette analyse. On nous a prévenus que la saison suivante serait basée sur des personnages entièrement différents, et une intrigue également différente, « l’histoire secrète et occulte du système de transports des États-Unis » (1). Comme l’histoire de la première saison semble bel et bien finie, il est difficile, en l’absence de preuves supplémentaires, de soutenir une analyse qui ferait de Rust ou Marty un membre du culte.

Cela laisse deux options : ou bien l’un des personnages principaux (ou les deux) est sans le vouloir un prêtre du Roi Jaune, ou bien il s’agit juste d’une excellente manière de narguer un détective.

S’ils sont involontairement ses prêtres, que peut être le Roi lui-même ? En ce qui concerne Rust, avant les tout derniers moments du dernier épisode, il est un pessimiste ou prétend au moins en être un. D’un autre côté, Marty est une incarnation du « double standard » masculin poussé à un niveau absurde. Si l’un ou l’autre, ou les deux, sont des prêtres, le Roi Jaune doit posséder ces traits poussés à l’extrême, ce qui semble certainement correspondre aux membres du culte : des hommes qui méprisent toute morale et voient l'abus de leur pouvoir comme leur plus haute vocation, en particulier quand ce pouvoir s’exerce sur les femmes et les enfants.

Comme le dit le scénariste principal, « la série n’a jamais porté sur le surnaturel, mais sur la croyance au surnaturel, et uniquement dans le but de conter une histoire. » En dernière analyse, l’explication naturelle ou surnaturelle de ce que nous voyons (qu’on pourrait entièrement expliquer par les hallucinations de Rust) ne compte pas vraiment. Ce qui compte est ce que ces idéaux inspirent aux personnes que nous voyons - peu importe qu’un Roi bien concret demeure ou non aux Hyades pour diriger tout cela. Bien que la série ne prenne pas vraiment position sur les aspects surnaturels du Mythe de Cthulhu, les peurs dont elle se nourrit sont tout à fait les mêmes. Il s’agit toujours d’être seul dans une pièce fermée à clef, et de la peur de ce qui se passe dans les autres pièces fermées à clef tout autour de vous.

Venons-en aux jeux de rôle. C’est là une approche que j’ai essayé de développer avec beaucoup moins de succès quand j’ai démarré Black Stars Rise. Ce n’est pas tant un jeu de rôle cthulhuesque comme on en a l’habitude, qu’un jeu dans cette autre veine, avec un regard contemporain.

Je suis venu aux nouvelles de Lovecraft relativement tard, et, ayant joué à l’Appel de Cthulhu avant d’en lire une seule, elles ne correspondaient pas vraiment à ce que j’en attendais. Les parties de ses histoires les plus évocatrices pour moi (le vaste cosmos indifférent, la situation isolée de l’humanité et la fragilité de l’esprit humain) sont en partie là, mais une grande partie de son répertoire est également influencée par les pulps et une horreur plus directe. La nouvelle L’Appel de Cthulhu, par exemple, est presque un cousin de King Kong : un continent vaste et oublié cache une créature dangereuse qui, même une fois « vaincue », continue à représenter une menace. « Cthulhu se fait écraser par un bateau » en est la version courte. Les choses que H. P. Lovecraft semblait trouver terrifiantes (l’autre à peau sombre faisant copain copain avec Cthulhu) semblent liées à une perspective arriérée dans notre société légèrement moins raciste. Si l’on supprime la peur des horribles religions des autres peuples, l’histoire est celle d’un étrange monstre marin qui, oui, tue la plus grande partie de l’équipage, mais est aussi gravement blessé par leur bateau.

Cela ne veut pas dire que je n’apprécie pas l’œuvre de Lovecraft. Dans ses bons écrits, quand je parviens à dépasser le racisme, les préjugés de classe et les innombrables adjectifs, l’horreur cosmique demeure terrifiante.

Je pense que c’est une partie de ce que montre True Detective. L’horreur cosmique est souvent empêtrée dans les créatures squameuses, les autres à peau sombre et la géométrie non-euclidienne, ce qui, parfois, peut sembler un peu vide au XXIsiècle. Elle n’a pas besoin de toutes ces fioritures pour être terrifiante. La terreur ne tient pas tant à l’existence physique concrète du Roi Jaune ou de Carcosa, mais à ce à quoi ces idéaux peuvent conduire les humains, et à notre situation au milieu des vastes espaces nocturnes.

C’est là le Mythe que j’ai trouvé dans True Detective. L’absence d’une apparition littérale du Roi Jaune, en tant qu’entité surnaturelle, ne diminue pas ses liens avec le Mythe de Cthulhu : elle nous montre simplement une voie moins explorée.

Le Mythe sans le Mythe

Apparemment, je n’en ai pas fini avec True Detective depuis la dernière fois. Le sujet a pris racine dans ma tête : si True Detective est une veine du Mythe de Cthulhu, quelles autres choses pourraient l’être ? Combien de rejetons l’œuvre de Lovecraft a-t-elle engendrés depuis presque une centaine d’années ?

Après tout, True Detective n’avait initialement rien à voir avec le Roi en Jaune. Nic Pizzolatto voulait au départ que Dora Lang parle dans son journal du « Roi du Cyprès et de la Cour de Pierre ». Imaginons un moment que la toute dernière chose que Pizzolatto a faite au script a été de remplacer « du Cyprès » par « Jaune » et de saupoudrer de quelques références à Carcosa. Tous les autres éléments de la série demeurent les mêmes. Est-ce toujours, d’une manière ou d’une autre, une histoire du Mythe ?

J’ai l’impression que oui. Zut, certains geeks obsessionnels pourraient même avoir décidé que « Le Roi du Cyprès » est un alias du Roi en Jaune, de toute manière. La trame de l’histoire a l’allure d’une histoire du Mythe, vue par un œil contemporain. La série aurait probablement suscité un peu moins de spéculations débridées, mais sa nature aurait été très peu modifiée.

Alors que cette idée me trottait dans la tête, je suis tombé sur une note de bas de page intéressante dans l’excellent Stealing Cthulhu grog de Graham Walmsley grog :

Le Pendule de Foucault d’Umberto Eco mentionne une fois Cthulhu, et j’ai donc décidé qu’il appartenait au canon. Il faut vous y faire. (2) »

(C’est une des notes griffonnées par d’autres auteurs que Graham, mais je n’arrive pas à déterminer qui c’est d’après son écriture. Peut-être Ken Hite grog ?)

Évidemment, c’est plus ou moins une blague, mais elle contient un fond de vérité intéressant. La plupart des choses intégrées au canon cthulhuesque auxquelles je peux penser :

  1. Conservent une tonalité sombre.
  2. Reposent sur des idées de savoir interdit, sur la fragilité de l’esprit humain, et sur l’inconnu.
  3. Accordent une place importante à d’autres éléments établis du canon.

Le numéro 3 ne s’intègre pas très bien au reste. True Detective répond aux trois critères, mais pour le troisième, c’est plutôt anecdotique. Le Pendule de Foucault répond (en un sens) aux deux premiers, mais ne fait qu’une seule référence en passant à Cthulhu, au sein d’un volume énorme.

Que se passe-t-il si nous laissons complètement tomber le critère numéro 3 ?

Que se passe-t-il si nous relâchons ou modifions un peu les deux autres ?

Avant que nous examinions ces idées : ce n’est pas une tentative de réparer quoi que ce soit. Le Mythe de Cthulhu fonctionne très bien comme une orbite limitée autour du noyau qu’est Lovecraft. Ce n’est qu’une exploration, pour s’amuser, et en particulier pour voir quelles idées de jeu de rôle recèlent ces zones périphériques du canon.

La première option n’est vraiment là que pour s’amuser : on cherche non plus des mentions littérales d’éléments lovecraftiens, mais des références voilées, et on applique la propriété de transitivité [Un exemple de relation transitive « contient » : si A contient B, et que B contient C, alors A contient C. (NdT)]. Une fois que vous faites ça, je pense que vous pouvez soutenir que Cthulhu attend en rêvant dans à peu près n’importe quelle œuvre de fiction, peut-être rétroactivement jusqu’à l’Épopée de Gilgamesh. La logique est fondamentalement une déclinaison textuelle des Six Degrés à partir de St. Elsewhere : du coup, je vais me contenter de vous proposer un premier pas en vous laissant le reste comme exercice. Si nous prenons l’origine du nom « Carcosa » comme lien – un nom basé sur « Carcassonne » (3), les choses deviennent très, très faciles, et nous suggérons du même coup un thème pour la prochaine extension d’un jeu [éponyme] de placement d’ouvriers.

L’optique la plus intéressante pour les rôlistes est, je crois, de regarder ce qui marche sans pour autant contenir de lien explicite avec le Mythe.

Pourquoi pas L’Infinie comédie ? Un enregistrement vidéo qui cause chez toute personne le voyant une totale dépendance à cette vidéo est en circulation non loin d’une Boston d’un proche futur (et qui présente en fait des similitudes intéressantes avec la nouvelle de Chambers Le réparateur de Réputations). Des assassins, des agents du gouvernement et de simples personnes entraînées dans l’histoire recherchent tous l’objet. Le fantôme du créateur du film hante l’école qu’il a fondée. La star du film est horriblement défigurée et porte un voile lui couvrant le visage.

Peut-être Abattoir 5 ? wiki Un soldat vétéran et fataliste prétend avoir été enlevé par des extraterrestres et sondé l’abîme du temps.

Je suis encore en train de le lire, mais 2 666 [roman baroque et foisonnant, dont un des sujets centraux est les nombreux meurtres de femmes perpétrés dans la ville fictive de Santa Teresa, inspirée de Ciudad Juarez (NdT)] semble un autre candidat prometteur.

Ces œuvres ne correspondent pas parfaitement aux canons cthulhiens. Mes résumés ignorent des portions entières des livres, de la manière dont ils approchent ces éléments : il y a des moments sombres et effrayants dans L’Infinie comédie, mais cela reste très loin de l’horreur, et on pourrait même trouver de l’espoir dans Abattoir 5 (c’est ce qu’on dit, en tout cas).

Mais c’est ce que je veux dire. L’horreur cosmique de Lovecraft a une allure un peu différente après une centaine d’années. Je ne crois pas exagérer en disant que la fiction contemporaine traite ces mêmes thèmes, mais d’une manière différente et filtrés par l’existentialisme, le réalisme magique, et sans doute une douzaine d’autres –ismes. Si True Detective appartient au canon, peut-être quelques autres choses peuvent-elles y entrer aussi.

Pour moi, c’est, dans le monde du jeu de rôle, un terrain de jeu très satisfaisant. Jouer avec les éléments du Mythe qui nous attirent et effraient toujours mais, dans le même temps, y mêler un siècle de points de vue changeants. Ce n’est pas la seule manière d’approcher le jeu de rôle lié au Mythe, mais je pense que c’est une voie intéressante. Que peut-on trouver d’autre dans les orbites extérieures du canon cthulhien ?

Article original : The Flat Circle et Mythos but Not


(1) NdT : Cette idée d’intrigue a finalement été abandonnée par Nic Pizzolatto. [Retour]

(2) NdT : rappelons-nous que le Mythe de Cthulhu wiki est une sorte de création collective. Lovecraft plaçait des allusions et des mots-clés dans ses nouvelles, y compris celle où il était « nègre » ; ses amis aussi. Cela donne un Mythe protéiforme et contradictoire ; c’est Sandy Petersen, l’auteur du JdR l’Appel de Cthulhu, qui a tenté d’y mettre un ordre. Mais l’excuse de l’incohérence du Mythe est bien sûr que la Vérité est inconnaissable et vous rendra fou.

Plus d’explications et les produits dérivés (et ludiques) du Mythe dans Chtulhu est vivant ptgptb [Retour]

(3) NdT : Cette étymologie est populaire, mais il n’existe aucun indice véritable montrant que Bierce s’était inspiré du nom « Carcassonne » [Retour]

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Pour aller plus loin… panneau-4C

- Retrouvez cet article et d'autres sur le phénomène Mythe de/Appel de Cthulhu dans notre e-book spécial 130e anniversaire de Lovecraft n°26 : Bons baisers de R'lyeh

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