Techniques de défense juridique pour rôlistes

Critical Miss, le magazine pour les rôlistes dysfonctionnels, présente…

Avez-vous déjà entendu parler d’un groupe appelé BADD ? Non ? Alors laissez-moi vous expliquer qui ils étaient. Contrairement à ce que le nom pourrait suggérer, le BADD n’était pas un groupe de fans de Michael Jackson. Ce nom signifie en fait Bothered About Dungeons & Dragons [Inquiétés par Donjons & Dragons], bien qu‘étant donnée l’intensité avec laquelle ils détestaient ce jeu, je pense que AFIADD (Absolute Fucking Incandescent About Dungeons & Dragons [Foutrement Absolument Hystériques au sujet de Donjons & Dragons]) aurait été plus approprié.

Parce que le BADD était très mécontent de Donjons & Dragons. À l’époque (au milieu des années 80), beaucoup d’entre nous étaient critiques vis-à-vis de certains aspects de D&D. Nous n’aimions pas ce méli-mélo de règles différentes, et nous pensions que la façon de soustraire un bonus à la Classe d’Armure était complètement débile. La 3e édition avait répondu à la plupart des objections que nous avions. Mais cela n’aurait pas dérouté le BADD.

Parce que leurs objections vont bien au-delà des nôtres. Ils n’avaient pas de problèmes avec les règles. Ils en avaient après le concept même de jeu de rôle de fantasy.

Ils pensaient que cela tenait de l’adoration de Satan.

Ils voulaient qu’il soit interdit. Non, vraiment ??? Si, je vous jure !

Maintenant, vous pouvez vous demander ce que vous en avez à faire. Après tout, c’était il y a bien longtemps.

Eh bien, une des choses que fit le BADD fut d’éditer un “guide” sur le jeu de rôle, qu’ils ont distribué aux forces de police à travers les États-Unis. Maintenant, qui sait ce que les forces de l’ordre ont pu faire de ces “guides” ? Peut-être qu’un jour, si vous vous retrouvez en garde à vue, le jeu de rôle sera mentionné et quelqu’un dira alors : “Le jeu de rôle ? On a quelque chose là-dessus !”

Et alors vous serez dans le caca.

Parce que les gens qui ont écrit ce guide n’aimaient vraiment pas le jeu de rôle. Donc vous feriez mieux de lire ce qui suit.

NOTE : le texte du BADD est extrait du “Rapport Pulling” de Michael A. Stackpole. Vous pouvez en trouver une copie sur le site de PTGPTBvf. C’est un excellent document qui donne une réponse réfléchie et détaillée au rapport du BADD (à la différence de cet article).

Au secours, j’ai été arrêté !

Ok, pour cet article, nous allons supposer que vous avez été arrêté, que vous êtes en train d’être interrogé et que les questions semblent porter de façon obsessionnelle sur le jeu de rôle. À travers ce document, nous vous présenterons un certain nombre de techniques juridiques que vous pouvez suivre.

Nous devons bien sûr souligner que nous sommes de piètres satiristes, de mauvais avocats et que, si vous suivez nos conseils, vous êtes un abruti.

Interrogatoire Black Widow

La première chose que nous devons évoquer est la raison de votre arrestation. En supposant que vous n’avez pas simplement sodomisé un orang-outang dans le parc de la ville, il se peut que vous correspondiez au profil de l’adolescent sataniste que le document du BADD décrit.

Jetons un œil à ce profil (note : le texte en italique est extrait du rapport du BADD).

QUI ?

  1. Des adolescents de tous milieux sociaux.
  2. issus de familles de milieu moyen à aisé.
  3. Intelligents
  4. Ont des résultats scolaires au-dessus ou en-dessous de la moyenne
  5. Créatifs ou curieux
  6. Certains sont rebelles
  7. Certains ont une faible estime personnelle et sont des solitaires
  8. Certains enfants ont été victimes de violence physique ou sexuelle

QUAND cela arrive-t-il ?

La tranche d’âge la plus vulnérable semble être entre 11 et 17 ans.

Bien. Si nous enlevons les trucs trop vagues ou qui ne peuvent être prouvés (vous avez pu être victime d’abus, ou pas, ils n’en savent rien), il vous reste ceci :

Quelqu’un entre 11 et 17 ans, d’une famille de la classe moyenne, créatif et intelligent, timide et avec une faible estime de soi – ce qui, lorsque j’étais adolescent, m’aurait décrit au détail près.

Conseil juridique : ayez l’air stupide. Soulignez que vous avez des loisirs de la classe ouvrière. (En fait, vous pourriez prétendre aimer le catch à la télé, ce qui vous permettrait de joueur en même temps sur les aspects “stupide” et “ouvrier”). Niez aimer toute forme d’écriture créative. Essayez de projeter une image de haute estime de vous. (Ça peut être une bonne idée de regarder Marc-Olivier Fogiel pour avoir quelques trucs).

Le profil discute ensuite de l’endroit où vous avez “recruté”.

OÙ ?

  1. Dans les lieux publics comme des concerts de rock, des clubs de jeu dans les associations ou à l’école.
  2. Dans des soirées privées chez un ami

Conseil juridique : ok, celui-ci est un peu plus traître. En fait ici vous ne voulez pas mentir effrontément. Par exemple, il serait téméraire de nier une appartenance à un club de jeu alors que vous êtes membre d’un tel club, car pour autant que vous le sachiez, ils vous ont peut-être attrapé parce qu’un autre membre dudit club vous a balancé. Le même raisonnement s’applique bien entendu aux concerts de rock. Ce que vous devriez faire est tenter de minimiser toute implication. Bien sûr, vous avez été dans un club de temps à autre. Vous aimez les jeux de société, et vous pensiez que ces jeux de rôles pouvaient être amusants. Mais, Dieu vous est témoin que vous n’avez pas été intéressé.

Conseil juridique supplémentaire : si la situation devient vraiment délicate, et que vous êtes membre d’un club de jeu, vous pouvez toujours essayer de balancer quelques autres membres pour tenter de faire croire aux policiers que vous êtes coopératif. Bien que ce soit moralement répréhensible, cela peut vous permettre de débarrasser le club de quelques grosbills pénibles.

Enfin, le profil décrit la manière dont vous avez été converti :

COMMENT ?

  1. Par de la musique Black Heavy Metal
  2. Par des jeux de rôles de fantasy comme Donjons & Dragons ®
  3. Par une obsession pour des films ou des vidéos à thèmes occultes
  4. En collectionnant et lisant ou recherchant des livres d’occultisme
  5. En étant recruté dans des “Cultes Sataniques”
  6. Certains sont nés dans des familles qui pratiquent des “rituels sataniques”.

Et ici, avec le point numéro 2, nous touchons au cœur du problème. Ce que vous pensiez être un loisir parfaitement inoffensif – le jeu de rôle – combiné à votre personnalité de geek typique (i.e. intelligent, créatif et un peu timide) et au fait que vous soyez attiré par Sarah Michelle Gellar, vous a impliqué dans un coup monté.

Vous pourriez demander : “Et alors ?”. Que pensent-t-ils que je vais aller faire ? Eh bien, le guide donne quelques suggestions de ce qui peut être attendu d’un Sataniste / Rôliste tel que vous :

  1. Obsession pour les loisirs occultes
  2. Désordres comportementaux, de toutes gravités
  3. Crimes et délits tels que :
    • Fugue
    • Profanation de sépulture (par exemple vol d’ossements)
    • Cambriolage pour se procurer des objets religieux ou vols pour prouver sa loyauté au groupe
    • Dégradations de lieux publics ou privés par des graffitis “sataniques” ou assimilés
    • Menaces de mort (soi-même ou sur autres, l’automutilation est très courante)
    • Agressivité dirigée contre la famille, les professeurs ou les représentants de l’autorité.
    • Mépris des religions établies
    • Attitude raciste
    • Kidnapping ou complicité de kidnapping
    • Meurtre
    • Pacte de suicide avec les autres membres du groupe

Conseil juridique : ils peuvent croire que vous êtes capable de kidnapping ou de meurtre. C’est tout à fait grave.

C’est là qu’ils commencent à vous poser des questions. Connaître les réponses qu’ils attendent vous donnera un gros avantage. Mais avant que nous passions en revue les questions que le guide suggère aux policiers, examinons ce conseil que donne le guide quant aux réactions attendues pendant l’interrogatoire :

Si l’individu est impliqué dans une “activité satanique”, il ou elle niera de toutes ses forces pour protéger les autres membres du groupe ainsi que sa “philosophie satanique”.

Ils s’attendent à ce que vous mentiez.

Si les réponses que vous donnez ne correspondent pas aux réponses qu’on leur a dit d’attendre, ils vont croire que vous mentez.

S’ils pensent que vous mentez, ils en concluront que vous êtes un Sataniste.

Les Questions

1. Comme il est nécessaire d’avoir un Maître du Donjon ou un maître/meneur de jeu et deux personnages-joueurs ou plus, il est important de demander au suspect qui est le Maître du Donjon (À ce moment, vous pouvez obtenir des réponses évasives comme quoi plusieurs personnes sont Maître du Donjon, ou encore le suspect peut répondre : “Personne en particulier”. Ceci n’est pas très courant. Généralement, il y a une seule personne qui assume en continu le rôle de Maître du Donjon).

Qu’est-ce qu’ils vont faire de ça ? Vous rappelez-vous de la partie sur le “Recrutement par des Cultes Sataniques” mentionnée plus tôt ? Ils croient qu’un Sataniste confirmé va utiliser le jeu de rôle pour attirer des gens dans le milieu de l’Occulte. Cette personne sera bien sûr le MJ.

En d’autres termes, ils n’en ont pas nécessairement après vous. Ils sont après le MJ.

Conseil juridique : si vous êtes comme 95 % des rôlistes, la véritable réponse à cette question serait : “Il n’y a pas un unique MJ… Nous le faisons à tour de rôle.” Mais ce n’est pas la réponse qu’ils attendent et cela peut même les mettre en colère. Maintenant, bien qu’on maîtrise à tour de rôle dans la plupart des groupes, il y a bien quelqu’un qui fait MJ beaucoup plus souvent que n’importe qui d’autre (dans mon groupe du dimanche, par exemple, c’est Général Tangente, qui maîtrise notre campagne de Warhammer). À un moment, vous pourriez être tenté de dénoncer cette personne (L’astuce de dénoncer la personne qui maîtrise le plus souvent est que, si la police a arrêté les autres membres de votre groupe, ils balanceront vraisemblablement le même type que vous).

2. Quel est le personnage de votre suspect dans la partie ?

Elles seront les suivantes : voleur, magicien, guerrier, clerc. Dans ces classes précitées, il peut y avoir de sous-classes auxquelles l’individu peut faire référence comme voleur-assassin, etc.

Bon, ces gens sont clairement des joueurs acharnés ancienne école de la première édition de AD&D, mais ils ont les flingues et la loi de leur côté. Se moquer d’eux parce qu’ils ne sont pas passés à la troisième édition n’est pas une option ici. Et si vous essayez de leur expliquer, disons, que vous pensez que les systèmes basés sur des classes sont nazes, ils vont probablement vous considérer comme marxiste (comme si vous n’étiez déjà pas assez dans la mouise comme ça).

Conseil juridique : la vérité est que la plupart d’entre nous jouent différents personnages dans de nombreux jeux différents. Mais si vous essayez de leur expliquer ça, ils vont croire que vous tentez de les embrouiller et de leur cacher la vérité. Alors dites-leur simplement que vous jouez un guerrier (De leur point de vue, un magicien a quelque chose à voir avec la sorcellerie, un clerc avec l’adoration de dieux non chrétiens, et un voleur… eh bien… vole des choses… et ce n’est pas une discussion que vous souhaitez engager avec des policiers, n’est-ce pas ?).

3. Demandez aussi à l’individu s’il joue des personnages multiples comme un combattant/magicien.

Je ne vois absolument pas pourquoi ils demandent ça.

Conseil juridique : dites simplement non.

4. Chaque personnage aura certaines capacités ou attributs comme la Force, la Sagesse, l’Intelligence, le Charisme, la Constitution et la Dextérité.

Ces caractéristiques sont obtenues en lançant trois dés à six faces. Ainsi, les scores de chaque attribut s’étaleront de 3 à 18. Vous devez découvrir quelles sont les [capacités de son personnage actuel].

N’ont-ils jamais entendu parler de la méthode grosbill numéro XVI ? (lancez 20D6, gardez les 6 dés les plus élevés, ajoutez-les, arrondissez à 18, et ignorez le résultat s’il ne vous plaît pas).

Et pourquoi veulent-ils savoir cela ? Même si le jeu de rôle n’était qu’une vitrine de recrutement pour des organisations sataniques, quel rapport avec les caractéristiques ?

Conseil juridique : il y a un piège. Je dirais qu’il suffit d’inventer 6 nombres au hasard. Mais ensuite, s’ils vous reposent la question et que vous ressortez d’autres nombres, ils en concluront que vous mentez. À moins que vous ne soyez un barjot foutrement surdoué de la mémoire capable de retenir les caractéristiques que vous aviez la dernière fois que vous avez créé un personnage d20, je suggère que vous répondiez juste quelque chose comme : “Désolé, je ne m’en souviens plus.”

5. Depuis combien de temps l’individu joue-t-il à ce jeu de rôle ?

C’est clairement une question ambiguë. Veulent-ils dire :

  • Depuis combien de temps jouez-vous au jeu de rôle ?
  • Depuis combien de temps jouez-vous avec ce groupe de jeu de rôle ?
  • c) Depuis combien de temps jouez -vous à la campagne en cours ?

Conseil juridique : ne répondez pas quelque chose comme “Eh bien, je joue au JdR depuis 11 ans, mais je suis avec ce groupe en particulier depuis 4 ans. La campagne actuelle est une campagne d20. Nous l’avons commencée il y a environ 9 mois, mais nous avons débuté le scénario en cours il y a deux semaines. Nous avons probablement joué environ 10 sessions de cette campagne, mais entremêlé avec une campagne de super-héros et une de jeu d’horreur…”

… parce que c’est (une réponse) un poil plus complexe que ce qu’ils attendent de vous.

Dites juste environ 4 ans (c’est-à-dire quand vous avez commencé à jouer avec votre groupe).

6. Depuis combien de temps joue-t-il le personnage qu’il joue actuellement ?

C’est plutôt une question absurde, sachant que la plupart des gens jouent environ 5 personnages dans des campagnes de façon intermittente. La question dépendra donc de la semaine où ils vous arrêtent.

Conseil juridique : premièrement, si la réponse est « deux semaines » parce que votre précédent personnage est mort, NE le mentionnez PAS, parce qu’ils vont vous enlever vos lacets de chaussures et vous mettre en observation, pensant que vous allez vous suicider. De même, vous n’avez pas envie de réfléchir trop longtemps à la réponse. Ces gens pensent que les jeux auxquels vous jouez se terminent en une soirée. L’idée qu’un jeu puisse durer plusieurs années est, en soi, une chose qui les perturbe profondément. Essayez quelque chose comme quatre mois.

7. Quel est le niveau de son ou ses personnages ? Soyez précis.

Conseil juridique : cela devrait être une question sans difficulté tant que vous n’essayez pas d’être sincère et de dire “Mais j’ai de nombreux personnages différents, et certains dans des systèmes qui n’ont pas de niveau.” Donnez juste un nombre entre 1 et 20. Tout ce qu’ils veulent est un chiffre. Donnez-le-leur et ils seront contents. Dites quoi que ce soit d’autre et ils en concluront que vous mentez.

8. Quel est son alignement ?

Voici une liste de catégories pour les alignements : chaotique mauvais, chaotique bon, chaotique neutre, loyal mauvais, loyal bon, loyal neutre, neutre mauvais, neutre bon et neutre.

Des observations indiquent que, par le passé, un nombre significatif d’adolescents ont choisi un alignement mauvais. Les raisons que les jeunes joueurs donnent à ce choix sont qu’ils pensent qu’il y a moins de restrictions pour le personnage ou le joueur et qu’ils peuvent donc faire plus de choses, se sortir de plus de situations et survivre plus longtemps dans le jeu.

À Orlando, en Floride, un jeune garçon de 14 ans déclara qu’il avait un voleur d’alignement loyal bon. Dans la réalité, les voleurs ne sont pas considérés comme “bons” par notre société. Il s’ensuit une confusion sur les attitudes correctes et les qualités morales. Le Bien et le Mal dépendent des circonstances.

Conseil juridique : dites loyal bon. Je connais des gens qui disent que la police est en fait loyal neutre, voire pire, mais ils ne saisiront pas l’humour et ne l’apprécieront pas non plus.

9. le personnage de l’individu est-il sous l’influence d’une ou plusieurs malédictions ? Si oui, de quel type ? Incitez-le à parler du processus et de la nature des malédictions.

Conseil juridique : dites non (En pratique, les malédictions sont plutôt rares ou même inexistantes dans la plupart des systèmes de jeu, donc c’est vraisemblablement la vérité).

10. Quel est le nom du ou des personnages de l’individu ?

Conseil juridique : Donnez simplement un nom typique et innocent de fantasy populaire, comme “Tragg le Puissant”. Mais faites attention à éviter tout nom à connotation magique ou religieuse, et sans syllabes à la prononciation bizarre (ils peuvent penser que c’est une sorte de langage occulte).

11. Quelle est la race de son personnage ?

Cela ne devient important que parce que beaucoup de jeunes tenteront de vous “embobiner” quand vous leur poserez la question, et qu’ils vous répondront qu’ils jouent un elfe. Dans le jeu, un elfe est une race, pas une classe de personnage et donc la plupart des gens pensent que les elfes sont d’inoffensives et innocentes créatures et passent sous silence toute association à des pensées négatives. Les races sont les suivantes : nain, elfe, gnome, demi-elfe, halfling (hobbit), demi-orc ou humain.

Ce document a visiblement été écrit par des purs joueurs d’AD&D. Pouvez-vous imaginer qu’ils prennent un pauvre type qui n’a jamais joué qu’à D&D première édition ? (le D&D de base “fusionnait” les races et les classes dans la même catégorie, ainsi les classes étaient Combattant, Magicien, Clerc, Voleur, Elfe, Nain et Semi-homme).

“De quelle classe est votre personnage ?

– Un Elfe !

– (Baffe !) Vous mentez ! C’est une race et pas une classe ! Quelle classe jouez-vous ?

– (Geignant…) C’est un elfe…

–(Baffe !) Nous connaissons la vérité, vous savez ! Nous avons lu les livres !

– Quoi ? Ceux qui sont dans la boîte rouge ?

– Aaaah… Vous avez une boîte rouge pour ranger vos livres… Quels sont ces livres ?”

Conseil juridique : Répondez humain. Ils peuvent difficilement trouver à redire à ça. S’ils demandent pourquoi vous ne jouez pas une autre race, dites-leur que vous aimez être un humain, et que donc prétendre être quelqu’un d’autre ne vous a jamais attiré.

12. Quel est son niveau dans la partie ?

Est-ce qu’ils n’ont pas déjà posé cette question ?

Conseil juridique : Répétez la réponse que vous avez donnée à la question 7.

13. Quel dieu ou dieux l’individu sert-il dans la partie ?

Conseil juridique : il y a un piège. Si vous donnez le nom d’un dieu que sert votre personnage – et à moins que vous ne jouiez à GURPS Fantasy, ça ne sera pas J.-C. – alors ils vous catalogueront comme un adorateur du Malin. Mais si vous répondez “aucun”, alors ils vont prendront pour un athée, ce qui est tout aussi mauvais à leurs yeux. La meilleure réponse est sans doute de dire que le MJ a décidé que tous les personnages adoraient le même dieu, mais comme vous étiez un guerrier, ça ne faisait aucune différence et que donc vous avez oublié.

Conclusion

Il est très peu probable que vous vous trouviez un jour à subir un tel interrogatoire, mais si tel était le cas, nous espérons que ce guide vous aidera un peu.

Article original : Legal Defence Techniques For Roleplayers

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Pour aller plus loin… Hydre couchée

Cet article fait partie de l'ebook PTGPTB n°15 intitulé Le JdR, c'est le maaal !, que vous pouvez consulter pour de plus amples développements.

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