Les Filles de l’Exil, le Making-of

Note du traducteur : Game Chef [dans le sens : le grand cuisinier de JdR] est un concours de création de jeu de rôle, similaire à Démiurges en herbe.

  • Les jeux doivent être écrits en une semaine et être longs de 3000 mots (≈17400 signes) maximum.
  • Les créations doivent respecter un thème et 4 mots-clés.
  • Daughters Of Exile (DoE) est arrivé 5e en 2011

Dans cette première partie, nous suivons le cheminement créatif de la pensée de Steve Darlington pour créer ce jeu de rôle. Vous pourrez lire, comme il vous plaira, le jeu d’abord ou le making-of d’abord. À l’avenir nous traduirons des commentaires sur les thèmes et les limites de ce jeu.

Dans son premier billet, Steve Darlington commence par réfléchir aux types de personnages-joueurs que le thème induit…

Journal Jour 1 : Étiolées ou Mariées

(Le 18 juillet 2011)

Paris : De plus jeunes qu’elles sont déjà d’heureuses mères.

Capulet : Trop vite étiolées sont ces mères trop précoces…

[Roméo et Juliette, Acte 1 Scène 2]

Ainsi, le thème de cette année est “shakespearien”. Nous le savions avant d’avoir les quatre mots-clés. Je me suis donc mis de suite à réfléchir. J’avais vu récemment la pièce Titus de Julie Taymor. Pour me préparer à la voir, j’avais lu La Tempête,  et ça m’a rappelé une discussion que j’avais eue avec une actrice au sujet d’Ophélie, il n’y a pas longtemps. L’Ophélie dans Hamlet n’est pas un vrai personnage, elle existe essentiellement pour souffrir et mourir. Elle montre à quel point tous les autres personnages sont chaotiques.

Ce n’est pas un thème rare dans les œuvres de Shakespeare. À part les comédies (et encore), les femmes n’existent qu’en tant que MacGuffins [l’accessoire prétexte au lancement de l’intrigue (NdT)] et non en tant que personnes. C’est affreusement évident dans Titus, où la pauvre Lavinia [fille de Titus (NdT)] est violée et mutilée avec une brutalité incroyable. Et ceci, seulement parce que Tamora est en colère envers Titus. Le supplice de Lavinia sert juste à atteindre quelqu’un d’autre, parce que Lavinia n’est rien d’autre qu’un symbole de son père.

En même temps, dans La Tempête, la pauvre Miranda est censée ne rien faire, juste s’occuper de Prospero, son père en exil, jusqu’à ce que, bien entendu, survienne le premier bel homme et qu’elle finisse par ruiner la vendetta de son père en tombant amoureuse d’un associé de son ennemi. C’est aussi ce qu’a fait Juliette, ce qui l’a conduite à sa propre destruction.

Prendre le chemin inverse n’aide pas non plus : Ophélie choisit de suivre la volonté de son père, rejette son amour pour Hamlet, et devient folle ; Cordélia refuse de se soumettre aux règles de son père – le Roi Lear – et elle sera aussi menée à sa perte.

Déchirées entre ce que leurs pères exigent et leur amour pour leurs maris, elles sont mutilées, rendues folles, étiolées et assassinées.

Autrement, elles pourraient avoir beaucoup de chance et se marier, bien que leurs maris les étiolent aussi parfois comme le jaloux Othello ou le jaloux Claudio dans Beaucoup de bruit pour rien.

Bien sûr si vous avez beaucoup de chance, vous pouvez être Béatrice [La Mégère apprivoisée (NdT)] ou Catherine [Beaucoup de bruit pour rien (NdT)] : une mégère qui finit par être domptée par un mari, et qui était jusqu’alors un fardeau pour son père.

Mon Dieu, qu’est-ce que ça chie d’être une femme dans Shakespeare. Et je pense que Shakespeare en était conscient en quelque sorte. Ses femmes souffrent tout le temps parce que les hommes sont de pauvres connards qui, dans le meilleur des cas, traitent les femmes comme leur propriété, comme un trophée, un pion, un fardeau ou juste un morceau de viande.

Et il le leur a bien rendu dès qu’il le pouvait : dans Les Joyeuses Commères de Windsor, l’infidèle Falstaff est tour à tour battu avec des bâtons, humilié et dupé. Mais mises à part quelques exceptions (comme Les Joyeuses Commères), Shakespeare n’échappe pas vraiment au fait qu’il utilise ses personnages féminins en tant que décors, costumes ou causes. Ses hommes font des choses, ses femmes subissent des choses. En toute justice, c’était son époque.

En réfléchissant à tout ça, je me demande si notre hôte Game Chef n’a pas aussi lu ou vu La Tempête parce que nos mots-clés (ingrédients) s’avèrent être :

  • Fille de
  • Nature
  • Exil
  • Renié(e)

Prospero est en exil, en partie à cause de ses ennemis, mais aussi parce qu’il cherche la vengeance et non la réconciliation. Il inflige cet exil à Miranda (en la maintenant dans la nature), pour la tenir à l’écart des hommes comme le Duc. Bien entendu, c’est en se promenant dans la nature qu’elle trouve son âme sœur, comme la plupart des héros et héroïnes shakespeariens. Bien sûr, c’est aussi la nature [sauvage] qui noie Ophélie, et qui aide à mutiler Lavinia : les mains coupées, ses tortionnaires les remplacent par des bouts de bois. “La Nature” est un code de Shakespeare pour “Tout peut arriver” et “Les passions se déchaînent”. Les fées vous jouent des tours, Titania tombera amoureuse de Bottom, Lysandre et quelestsonnom échangeront leur affection [dans Le Songe d’une nuit d’été (NdT)], Miranda rencontrera son Duc sans savoir qu’il est son ennemi. Loin de leurs pères et de la civilisation, les dames peuvent au moins tomber amoureuses (ce qui est, bibliquement parlant, le seul moyen pour elles de pouvoir racheter leur méchanceté).

Tous les jeux de rôles imaginables sur Shakespeare, la nature et les filles, m’amènent à cette conclusion : les filles ne fuient leurs pères que pour se retrouver amoureuses – dans le meilleur des cas – ou sont horriblement tuées si elles ne s’enfuient pas assez loin, ou ne tombent pas amoureuses de la bonne personne. Je ne trouve pas que ce soit un super choix (Là, je suis sûr que des gens vont m’accuser d’être une sorte de brute au service du féminisme).

Et je pense que j’aimerais explorer cela dans un JdR  Le fait d’être déchirée entre le Devoir et l’Amour, mais aussi l’idée que ni l’un ni l’autre n’est un véritable choix, et que votre destin appartient à quelqu’un d’autre, quoi que vous fassiez. Bien que la question soit : est-ce que j’accepte le principe, et que je montre ce côté horrible dans le JdR, créant ainsi un jeu dans lequel les protagonistes sont impuissants – ce qui donne  l’idée la moins amusante que j’aie jamais eue ? (1) Ou bien est-ce que j’enfreins le canon shakespearien et je raconte des histoires de filles en exil qui ont trouvé par quelque miracle une manière de choisir leur propre destin ?

Journal Jour 2 : Amor Vincit Omnia (L’amour vainc tout)

(Le 19 juillet 2011)

Demetrius : Elle est femme, donc elle peut être courtisée ; elle est femme, donc elle peut être séduite.

Titus Andronicus (Acte 2 Scène 1)

Bien, donc j’ai joué avec cette idée de pauvres femmes shakespeariennes sans défense et je pense que c’est mieux de l’envisager comme l’a fait Shakespeare. Oui, [sa vision de l’amour] fait d’une femme une mariée, mais pour lui l’amour est pur, rédempteur et indulgent. C’est l’amour de Miranda pour Ferdinand qui met fin à l’exil injuste de Prospero [dans La Tempête (NdT)]. C’est l’amour de Roméo et Juliette qui, par une échappatoire tragique, met finalement un terme à la querelle de leurs parents ; c’est l’amour sincère et noble de Cordélia pour son père qui entraîne toutes les tragédies de Lear. Pourtant, c’est cet amour qui est le plus noble ; comme l’est aussi la pureté de Desdémone dans Othello, c’est le seul éclat de lumière dans la profusion d’horreurs. Ainsi, l’amour faux, l’amour soumis, l’amour forcé, l’amour inégal, l’amour acheté, l’amour trompé, l’amour jaloux, sont pour les bêtes, les brutes et les tyrans, et ils n’engendrent rien de bien.

Alors, non. Commençons donc par des filles soumises à leurs pères, proies des brutes et des tyrans, mais laissons-les chercher l’amour et avec lui, la paix, la vérité et le mieux-être, à l’abri des caprices des dieux, et du fol orgueil des familles et des indéfectibles Romains. L’amour, l’amour simple qui vainc tout parce qu’il est au-dessus de tout. Donc, pour un monde de joie, invoquons maintenant la Reine Hymen et laissons-les toutes se marier !

Je pense donc à ceci : il y aura des filles dans une histoire ; des filles qui, bien que redevables à leurs nobles pères, vont dans la forêt, ou dans la nature sauvage. Et si elles sont chanceuses et habiles, elles ne se noient pas, ne sont pas dévorées par des ours, n’ont pas la tête fracassée, ne sont ni violées ni flétries, ni rendues folles ; elles ne meurent pas suite aux complots de leurs pères, aux poisons gardés contre leur poitrine ou parce que c’est leur destin. Mais en traversant la forêt, elles trouvent la voie plus claire, vers l’amour, la liberté, la paix, le bonheur et des jours meilleurs. Elles peuvent ne pas trouver la voie, mais en la cherchant, elles en sortiront grandies et tous se souviendront de leur passage.

Il n’y aura donc dans ce JdR que des filles. Il n’y aura pas d’acteurs dans cette pièce. Imaginez : pas de coqs dans le poulailler, pas un seul.

Dès à présent, mon imagination s’abat sur les étoiles. Il y a, dans l’ombre de Saturne et de Jupiter, une planète si Interdite et pourtant si renommée, car elle n’est autre que l’ombre passagère de notre Terre et de ses histoires. Bien qu’il n’y ait rien là à l’exception de l’éther et des étoiles, vous pourrez y trouver aussi votre Prospero, votre Miranda et votre Caliban. La faute n’en revient pas aux étoiles mais à nous-mêmes. L’histoire des amants maudits peut revêtir les cieux, tout comme les contes de Miranda et Caliban. Oui, il y aura l’espace d’Arden (2), sombre et traître, mais bien conçu par les dieux pour s’y cacher et pour commettre les actes les plus secrets. Et en sécurité dans l’espace d’Arden, les Filles de l’Exil naviguent dans des vaisseaux d’or et d‘argent, laissant loin derrière elles leurs pères qui les adorent pousser de hauts cris et se frapper la poitrine ; car les dieux ne leur ont jamais infligé un si grand châtiment que d’avoir des filles entêtées.

Mais même dans leur rébellion, peut-être trouveront-elles la paix pour leur trahison comme pour la souffrance de leurs pères, et reconstruiront-elles le meilleur des mondes, – celui des rêves [du magicien] Prospero - ; le monde où elles ont trouvé l’amour et la fortune, où qu’ils se trouvent dans cet espace dense et sauvage. Oui, direction la forêt – avec des chariots de feu !

Sélection de commentaires

Régis

[…] Ouais! “Noyées (asphyxiées),dévorées par les extraterrestres, la tête fracassée, violées, flétries, rendues folles, victimes des complots de leurs pères et de leurs poisons” – tu tiens ton scénario d’introduction, Steve ! Et puisque c’est un JdR indie, pourquoi les PJ devraient-ils tous survivre ? Qu’une seule des Filles épouse le Prince (et puis, c’est un fou à l’esprit torturé comme Hamlet) !

Steve

Je ne veux pas écrire un JdR typiquement indie/narrativiste, parce que je ne les aime pas trop. Bien qu’avec 3000 mots je n’aie pas beaucoup d’options, je préférerais éviter ça.

Journal Jour 3.5 : Les Prostituées-Robots du Futur

(Le 20 juillet 2011)

Bon, après être sorti de la grande obscurité suicidaire que la création de JdR me fait régulièrement traverser, j’ai continué à réfléchir à ce jeu, à avancer et reculer, jusqu’à ce que finalement je prenne conscience du problème.

J’essayais en effet de créer un jeu de rôle trop shakespearien. J’avais en tête d’y mettre les principaux rôles : la Fille, le Duc, le Frère Maléfique et son honnête Fils (le Duc, le Voleur, le Fils du Duc et l’Amante du Duc qui est sa fille) et de les impliquer dans un quelconque combat pour décider du destin de la Fille, mais ça ne ressemblait pas assez à un jeu de rôle. Ou tout au moins, pas à un jeu auquel je voudrais jouer.

Parce que les héros principaux n’avaient toujours pas assez de choses à faire. J’aurais pu faire un JdR où chaque PJ-Fille était complètement passive,  ballottée à droite et à gauche selon les exigences de son père ; mais j’aime les jeux où les héros ont quelque chose à faire et une raison d’exister. Un format de JdR plus traditionnel était nécessaire. Les PJ-filles devaient être des héroïnes actives et puissantes. Et elles devaient avoir quelque chose à faire et pas juste s’asseoir dans une forêt et attendre d’y trouver l’amour. J’ai besoin d’une plus grande dynamique narrative. Si ça fait de moi un abruti qui aime les JdR à l’ancienne, soit.

Quelque chose à faire signifie combattre un ennemi. Je suis donc revenu à l’idée de l’espace et j’en suis arrivé à ceci :

Un jour dans le futur, l’homme s’est répandu dans tout le système solaire. La seule chose qui manque à l’homme, ce sont les femmes, un peu comme dans le vieil épisode de Star Trek “Trois femmes dans un vaisseau”. Le Duc Millan se consacra donc à la constitution d’une petite armée de femmes de réconfort. Des humanoïdes synthétiques de sexe féminin, conçues pour être les compagnes des hommes et programmées pour être dociles, réservées, “sages”, “vertueuses”, “douces”, “nobles”, “qui savent bien causer”, “bonnes musiciennes” et “leurs cheveux seront de la couleur qu’il plaira à Dieu” [Beaucoup de bruit pour rien, Acte 2, Scène 3 (NdT)].

Il y a en effet beaucoup de copies de quelques modèles centraux qui peuvent constituer les différentes classes de personnages du jeu : les Miranda, les Cordélia, les Sylvia, les Julia et les Olivia (3).

Toutes ont appris à être de bonnes épouses et à obéir à leur Père. Mais chacune est aussi dotée d’un  tempérament que leur Père n’a pas pu complètement apprivoiser. Certaines sont trop honnêtes, d’autres trop franches, trop volontaires, trop indécentes ou sont tout simplement indociles. Bien entendu, on doit détruire les brebis galeuses synthétiques. Les filles qui cherchaient de désobéir à leurs Pères n’eurent qu’un seul choix : s’exiler.

Dans les profondeurs de l’espace sauvage, elles peuvent être leurs propres maîtres, ou plutôt leurs propres maîtresses, mais tout ne se passe pas comme prévu. L’espace sauvage est peuplé de dangereuses créatures et de grossiers gardiens, et aussi des Feys, de dangereux aliens dotés de terribles pouvoirs, sans oublier les Esprits Astraux  et les dieux eux-mêmes.

Quiconque ose s’aventurer dans ces lieux si sauvages aura des ennuis, et des tempêtes s’abattront sur lui. Pendant ce temps, les armées du Duc pourchassent les filles perdues avec un désir féroce car il y a une énorme prime pour chaque Fille capturée. Et bien entendu, tout homme aimerait apprivoiser une telle créature pour la faire sienne.

Pas tous les hommes, bien sûr. Il y a aussi des hommes bons là-bas, qui pourraient offrir une promesse d’amour au lieu de l’asservissement. Mais les trouver n’est pas chose facile.

Ainsi, c’est comme Blade Runner (wiki) ou Blake’s 7 racontés à la manière shakespearienne. Il y a des Filles, de l’Exil et je devine une certaine Renonciation. À présent, le problème est de rendre le jeu différent de tous les autres JdR space opera existant ou ayant existé. Ça pourrait venir d’une sorte de mécanisme de conflit interne, parce que le câblage initial est toujours dans l’esprit des Filles, il bippe d’une façon lancinante, les rendant folles…

Sélection de commentaires

Régis

Bon développement, Steve. Mais le système solaire est ennuyeux, et en faire quelque chose qu’il n’est pas va à l’encontre de notre sens critique. Donc, place les aventures dans un petit royaume stellaire, avec la Terre et une douzaine de planètes. En plus, cela a une petite atmosphère de Star Wars, avec des chevaliers, des princesses et des empereurs… Ce qui m’amène à demander : comment les Filles considèrent-elles leurs serviteurs cybernétiques ?

Steve

J’ai pensé à ça, mais je veux vraiment le système solaire comme décor, parce que 1) c’est impressionnant et 2) qu’est-ce qui pourrait être plus shakespearien qu’avoir la faveur de Mercure, ou se retrouver dans l’attraction de Vénus [les planètes et les dieux] ?

En ce qui concerne les robots, je dois y réfléchir.

Journal Jour 5 : 3000 mots (4), c’est une Blague !

(Le 21 juillet 2011)

Ce qui est bien dans le fait de découvrir en quoi vous êtes mauvais, c’est que parfois vous le découvrez grâce à des comparaisons. Autrement dit, pendant que je créais et que je rédigeais les règles du jeu, les mécanismes sont arrivés en soubresauts lents et agonisants, entrecoupés de :

  • un besoin permanent de me distraire,
  • une crispation de désintérêt
  • et une régression qui me faisait douter à chaque mot.

Au moment où j’ai fini de rédiger les règles et où je suis revenu à la description du décor, c’est devenu facile comme couper du beurre chaud avec un sabre de samouraï brûlant comme un volcan et guidé par rayon laser. Ce qui est sympa.

Donc à présent, j’en ai enfin fini avec ça, mais peu importe à quel point j’ai réduit et limité les informations sur le décor, ça fait toujours 200 mots de trop. Bon, j’apprécie la limitation de mots à un niveau bas. Ça évite les débordements. Ça oblige les gens à se concentrer sur la qualité et non la quantité et qu’ils ne se tuent pas à la tâche en essayant d’en faire trop. Ça permet [au jury du concours] d’évaluer les jeux beaucoup plus facilement. Mais 3000 mots, c’est vraiment peu. Peut-être 5000 mots [29000 signes ; 10-11 pages (NdT)] la prochaine fois ? Parce qu’alors j’aurais pu écrire une aventure, développer les notes pour le MJ, et ainsi de suite. Intégrer des exemples de parties.Alors qu'ici le jeu est réduit à son squelette, et j’ai encore besoin de rogner sur des éléments de l’univers de jeu ; mais comme je l’ai dit, il est quasiment fini. Je l’envoie demain.

Je suis assez content de la blague sur le gars qui poursuit les Filles et qui s’appelle Hun Nours. Je m’attends à ce que personne ne la comprenne. Personne ne comprend jamais mes blagues (5).

Sélection de commentaires

Régis

Bon boulot Steve. Est-ce que cela va à l’encontre du règlement si quelqu’un relit ton travail ? Est-ce que cela doit être une expérience solitaire ?

Wilhem

La collaboration, ça va. Mais seulement un JdR par participant/groupe. Donc tant que tes relecteurs ne sont pas impliqués d’une autre manière, tout va bien.

Et les suppléments ne comptent pas si je me souviens bien. Mets ton aventure sur un PDF à part, pour ceux qui veulent y jouer. Mais le jury ne sera pas obligé de le lire.

Article original : Marred or Married, Amor Vincit Omnia, Robot Prostitutes From The Future, 3k words is a joke

(1) NdT : Il existe un JdR indie sur l’esclavagisme, où les PJ sont esclaves, mais peut-on jouer une autre campagne intéressante et non désespérée, que l’évasion ? [Retour]

(2) NdT : Allusion à la Forêt d’Arden, décor de Comme il vous plaira avant d’être un lieu dans le JdR Ambre[Retour]

(3) NdT : Miranda apparaît dans La Tempête, Cordélia dans Le Roi Lear, Sylvia et Julia dans Les Deux Gentilshommes de Vérone (wiki) et Olivia dans La Nuit des rois (wiki)[Retour]

(4) NdT : 3000 mots font ≈ 17400 signes, soit 6,4 pages, d’après nos calculs. À comparer avec les limites fixées par le concours français Démiurges en Herbe : un jeu candidat et son scénario vont de 25000 à 75000 signes, soit entre 9 et 27,5 pages. [Retour]

(5) NdT : En effet ; après explication, c’est un jeu de mots sur le début de la scène 3 de l’acte III du Conte d’hiver (ptgptb) : “Il fuit, poursuivi par un ours”. (a bear – A. Bear – Alfred Bear en VO). [Retour]

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